À 50 ans, avec un poids proche de 110 kilos, j’ai décidé de me remettre progressivement au sport. Mon choix s’est porté sur le triathlon, même si je partais de loin.
Ma première épreuve fut un aquathlon à La Rochelle : 750 mètres de natation suivis de 5 kilomètres de course à pied. Ce fut éprouvant… tellement que je me suis dit qu’il fallait revoir ma manière de m’entraîner, pour souffrir moins et prendre plus de plaisir.
L’année suivante, j’ai ajouté le vélo et enchaîné deux courtes distances. En fin de saison, je me suis lancé un nouveau défi : tenter une distance M, plus longue et plus exigeante. Mon entraînement restait léger mais assez complet… sauf en natation. Finalement, tout s’est bien passé.
La troisième année, j’avais envie d’aller plus loin. Un L me semblait possible. Et, petit bonus, mes efforts m’avaient permis de passer sous la barre des 100 kilos puis 90 . Le semi-marathon de l’épreuve fut un peu long — je n’avais jamais couru aussi longtemps à l’entraînement — mais j’ai tenu.
Une fois la saison terminée, le nouvel objectif était clair : l’Ironman. Le calendrier m’a même amené à en faire… deux en trois semaines ! Le plus fou ?
- Je n’avais jamais couru de marathon,
- Jamais parcouru 180 km en vélo,
- Et j’avais nagé moins en un an que les 3,8 km de l’épreuve.
Bref, je partais dans l’inconnu, prêt à découvrir ce qu’un effort dde 13 heures signifiait réellement.
Résultat : à 53 ans, j’ai terminé mes deux Ironman, sans trop de difficulté, mais avec une motivation intacte et une envie profonde de relever le défi.
Ce que je retiens, c’est qu’il n’y a rien de surhumain là-dedans. Comme dans la vie, quand on veut, on peut. J’ai été fumeur : le jour où j’ai décidé d’arrêter, c’était fini. Reprendre son destin en main, se remettre au sport, relever des challenges… c’est possible. Même se baigner dans de l’eau glacée ! On croit souvent que c’est impensable de plonger sous les 20 °C… jusqu’à ce qu’on le fasse.
Tout cela, je le partagerai lors de stages et week-ends à la mer ou à la montagne, pour inspirer et montrer que, oui, chacun peut repousser ses propres limites.




